dimanche 18 mars 2012

Prendre sa dose en attendant la dure réalité de la vie




Si je suis assez productive ces derniers temps -du moins je le ressens comme tel- c'est sans doute car je vis une période de semi latence. Oui, les examens ne pointent encore pas leur nez (mais alors paaaas du tout), tandis que le soleil, lui, esquisse des apparitions réjouissantes, quoi qu'encore assez lunatiques (jeu de mots lune/soleil, ndlr, mdr).
Je prends ma dose, j'exprime tout ce que je peux tant qu'il est encore temps, je remplis mes heures perdues.

C'est fou comme être au contact d'aiguilles et de colle peut procurer une paix. Ce sont un peu la seringue et la substance toxique qui m'apportent cette légèreté toute printanière.
Mon amoureux étant la première victime colatérale de cette pratique (excès d'envoi de photos et de questions couleur/format), je me devais de lui dédier un ouvrage. Spéciale dédicace à love-RP. Une fois terminé, je réalise que les bouquins de tatouages rétros ont marqué mon imagination...

mardi 13 mars 2012

Des humanoïdes sortis d'entre les chiffons






Jadis je me suis évertuée à coudre des tronçons de rubans sur des chutes de pyjama, avec de la peluche originaire de reliques d'un édredon ayant appartenu à mon grand-père paternel.
Je pratiquais le recyclage donc, de matériel existant, de mon imagination, donnant lieu à une résurrection de d'objets à l'utilité déchue. Ce n'est pas de l'art, c'est de l'artisanat encombrant. Mes bonshommes prennent la poussière, choient derrière le radiateur, m'effraient de leur regard en coin parfois.
Aujourd'hui je me suis éloignée de mes petits potes. Mais donner la vie via un peu de fil et une aiguille affutée, c'est comme le vélo...

Présentation inaugurale






Voici un extrait de mon travail, celui qui remplit mes heures perdues et stimule mes sens. Je réalise des schémas, ou m'inspire de dessins qui me plaisent , désuets ou drôles, qui deviendront des matrices en calque. Aucun élément de feutrine n'est prédécoupé, et les points au fil sont effectués à la main.
Je suis toujours preneuse de morceaux de feutrine, planchettes ou cadres qui peuvent accueillir mes ouvrages.
Sachez apprécier le côté décalé de certains tableaux. Jamais (ou très peu) de premier degré!

dimanche 2 janvier 2011

Point jersey, point de riz, point mousse: point d'ennui !





Mon credo depuis une demi douzaine de mois, c'est le tricot. Paradoxalement, ce ne sont pas mes vieilles et funky mamies qui m'ont enseigné cet art majeur, mais la maman de ma grande copine. J'ai commencé il y a jour pour jour un an, par une écharpe truculente dont j'ai dû acheter la laine car elle était seulement et par-dessus tout, la moins onéreuse. M'en fiche, elle reste la plus belle, la plus humaine et a plus personnelle de mes quelques (chefs d') oeuvres!

Au fur et à mesure, j'ai élargi mes ambitions. La période de Noël a été une bonne raison de redoubler d'imagination et d'enthousiasme!

Mes finances étant minées par... je ne sais pas quoi - ajouté à mes (abusifs, nombreux, incompréhensibles ) PV - j'ai donc dû me rabattre sur l'élaboration de petites présents manufacturés pour la famille. Et pour mon plus grand plaisir.

Faire d'une pierre deux (dizaines de) coups, c'est possible. 4 pelotes, trois gouttes de souplesse digitale, deux kg de créativité, un budget bas de plafond, et Noël resplendit. Et niveau compliments, on est servies!

L'an prochain je porte mon propre jacquard. En attendant je me fournis chez le top du top du tricot cheap: Emmaüs, baby !

mardi 4 mai 2010

I want you for U.S. army / Help, I need somebody, help!

Ma requête intervient comme une bouteille à la mer, un fax sans secrétaire, un écho dans les vallées écossaises: je ne sais à qui m’adresser. Ne devrait-on pas instaurer un mois de la grosse loose? Mai par exemple. Le joli mois de mai, fais ce qu’il te plaît, les oiseaux sont gais… Et moi et moi je suis en phase de putréfaction avancée: j’explique, en période de révision - car oui ma filière ce n’est pas la voie la plus intéressante, facile, riche, égayante, trendy qui soit. J’y suis, j’y reste (jusqu’à ce que mort s’en suive ?). Par voie de conséquence j suis donc je suis en pyj toute la journée - puisque la BU fait plutôt office de parc d'attraction pour mes 5 sens si distraits - la flemme de mouiller ma brosse à dent, teint blême, cheveux plats, haleine et humeur de chacal. Paradoxalement le soir venu me voilà prise d'une exaltation incompréhensible.

Non? Vous voulez pas être un peu moches avec moi, quand je sors au Monop? (J’ajoute: je perds toute notion de la prévoyance ces temps-ci ). Allez, on arrête les efforts et on se laisse aller (physiquement).

Merci, ô merci de vous ranger derrière ma proposition de débauche apparente plus que tentante.

N'est-il pas mignon ce petit homme isolé et courageux, dénué de toute aide humaine? Ouhhhh la grosse inspiration Wall-e...

mercredi 7 avril 2010

Deadbeat Summer par Neon Indian, ou la perspective d'un été foireux. Et alors ?

On se crée sa propre ambiance. Un mp3 et de bonnes baskets, des ruelles bucoliques ou un trajet en TGV plein de promesses.

Un néon fabriqué un Inde? Un Indien en proie à la pop culture qui s'éclaire à la lueur agressive des néons? Point de réponse mais un enthousiasme qui ne se refuse pas, en ce mois au ciel bipolaire. Les images ne revendiquent aucune technologie ou recherche chère à mon coeur, mais rien de tel qu'un bon retour à une valeur sûre: les clichés nostalgiques et saccadés d'une effet caméra Super8.

Sans aucun lien, un texte en prose qui végète dans mon fichier "Ecrits", m'a touchée.

Point je ne veux abuser
De ce poison divin;
Ah! donnez moi docteur,
Sans crainte pour mes jours,
une nuit de bonheur,
Toute une nuit d'amour.
cédez à ma prière,
Mon sort est en vos mains;
D'un amant ordinaire,
Faites un héros demain.

lundi 8 mars 2010

Vous le sentez, autour de vous?

Si l'on traduit le titre de cette douce mélodie, imbibée d'exotisme, ça donne ça. Alors vous le sentez? Vous le tâtez, cet air doux, ce début de rayon solaire qui point timidement à travers le carreau de votre chambre, encore tapi au creux de nuages et d'une atmosphère méchamment froide ? Le vidéoclip a tout l'air d'un documentaire animalier, et c'est tant mieux. Je prédis un retour à une objectivité artistique. A bas la complication, oui à la réalité. Dans la famille bonheur je demande du sable et de l'eau translucide. Avec un beau garçon. C'est tout.

Le printemps approche. Avant ça, nous fêtons aujourd'hui la journée de la femme: une évolution pour d'aucuns, une honte limitative pour d'autres. Je ne fais pas de demi mesure: cette journée est à chier. Personne qui ne me fera plus de compliment que d'habitude, personne qui ne m'apportera mon petit déj au lit, personne qui ne me papouillera plus que de coutume. Que dalle. Littéralement nada.

Je préfère penser à l'été, aux bourgeons et aux robes légères et légèrement - ô j'avais pas vu! - transparentes. Aux chiottes les femmes; je préfère les mecs, du moins ceux qui ne connaissent pas cette date.

Washed out, qui ne voudrait pas ainsi se voir effacé, blotti entre une sole et un corail encore tout doudou?


lundi 1 mars 2010

Pour être heureux, se serrer les coudes, se serrer les dragonnes

De retour d'un séjour sur une montagne baignée par le soleil, je commence tout juste à réadopter le rythme local, entre éclaircies et pluies giboulasses. L'esprit fraîchement dépaysé, il m'a été difficile, et je me sens suivie par d'autres, d'accepter de tirer un trait sur cette parenthèse truculente et forte de café (quoi, ça choque? Clém aide moi). Car oui, la bonne ambiance fut de la partie quotidiennement, la fraîcheur berça nos matinées. Ajoutons à cela une atmosphère bon enfant sur les pistes, ce qui n'était pas couru d'avance puisque tous les niveaux se rencontraient en ce mois de février, période des JO de Vancouver. Ainsi donc, nos flèches de copains skieurs jouèrent les monos sexy, bâtons à la main et patience à toute épreuve.

Soyons honnêtes : une semaine nous suffit pour nous faire le cuisseau galbé et la chevelure gominée sous l'effet de la vitesse en schuss.

Ceci dit, il nous reste ce sésame qu'est Youtube pour replonger dans le monde formidable des sommets blancs, de Jeanne Mas au resto d'altitude et des températures négatives. Voilà de quoi garder ou s'imaginer, les yeux dans la poudreuse...

A dire vrai, j'aurais secrètement aimé que Julien, avec qui j'ai souvent pris le télésiège, ait montré des signes d'intérêt... Un exemple:


http://www.youtube.com/watch?v=2b-28gcBjRg



vendredi 12 février 2010

"La raison, c'est l'intelligence en exercice; l'imagination c'est l'intelligence en érection". Martine au pays de la philo

Hier j'ai fait un bonhomme de neige. J'aurais tant aimé savourer pleinement la neige tombée la nuit, et me rouler sur le gazon blanchi, et voyant mon pantalon en jean, mes moufles en laine et mes bottes en cuir, la raison m'est revenue. La prochaine fois que je me séquestrerai dans une campagne enneigée, je veillerai à ce que TOUTES mes affaires adaptées à cette météo ne soient pas restées dans ma coloc, downtown.

Il est des moments où l'on voudrait s'oublier, se cacher au plus profond de sa couette triple plume d'émeu. Sauf que le pelage d'émeu n'est pas ce qu'on trouve de plus réchauffant. Ainsi il nous faut dénicher des lieux plus sibyllins. Le mien est tout trouvé, il s'agit d'une chanson féérique d'un type totalement inconnu à mon bataillon, nommé Owen Pallett, "Owen Takes Action" pour le titre. Il est très branchouille, possède le look parfaitement pointu, mais hélas! que peut-on à la survivance des métrosexuels...

Apprécier et plonger, c'est déjà pas mal.

vendredi 5 février 2010

"Il est plus facile de nager dans l'eau sale que dans l'eau propre". Francis Pacabia

Et puis parce qu'hier il a fait en moyenne 5 degrés de plus que les jours précédents, dans ma tête c'est le pré-printemps, j'ai déniché une vidéo avec un son qui ne m'inspire que baignades, lézardages et citronnades sous un cagnard supportable.

"La St Valentin c'est bon pour ceux qui craignent d'être largués" George Frêche, poète philanthrope

Point de vidéo ni de sous-titres : on sollicite ses réminiscences des idiomes appris en Seconde !

dimanche 31 janvier 2010

Commencer par un dimanche


En ce froid dimanche 31 janvier, lendemain d'une pleine lune dont l'effet a été immédiat sur ma nuit, je me suis éveillée à la lumière d'un ciel bleu parsemé de meringues. Insomnie partielle, douleurs abdominales - métaphore pour une soirée un peu arrosée - la journée s'annonce bien trop guillerette pour que j'ose m'extirper de mes draps aubergine. De mon grand appartement central proche de la cathédrale, on entend tinter les cloches de probables noces. Mes deux brunes coloc' dorment encore; imaginons qu'elles n'ont pas passé une nuit hantée par des horreurs entendues à leur propos durant cette fameuse soirée. Disons qu'elles ont l'esprit tranquille, disons qu'avoir un amoureux, éloigné soit-il, limite les névroses qu'on pourrait se créer.
Parce que oui, en plus d'être l'hôte d'un cerveau tyrannique, bouillonnant et - argh - distrait, je suis (quasi) féministe, grande, incapable d'adopter un schéma amoureux classique, j'aime rire (oh la blague), danser et porter ce qui me plaît. J'aime autant découvrir ce qu'on m'a vanté, que ce qui, a priori, me déplairait.

...

Extrapolation type! Preuve que s'envoler en direction de la tourterelle qui trône sur le toit de la pharmacie 1927 au sublime mais discret style Art Nouveau, est aisé, les dimanches brumeux au ciel bleu.